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Clavardage de Gilles Quinquenel : toutes les réponses à vos questions !

Publié le 27 Juin 2011

Le 15 juin dernier, Gilles Quinquenel, vice-président en charge du développement du territoire et de la prospective et président de Manche Numérique, a répondu à vos questions en direct sur la WebTV du Conseil général de la Manche sur le thème du « Numérique » (nouveaux usages, fibre optique, téléphonie mobile,etc.).
Retrouvez ici toutes les réponses aux questions posées lors de cette séance de chat.

Vous avez été nombreux à participer à cette séance de clavardage le 15 juin dernier et à manifester votre intérêt pour le développement du numérique dans la Manche.

Retrouvez ci-après les réponses à toutes les questions posées à Gilles Quinquenel, vice-président en charge du développement du territoire et de la prospective et président de Manche Numérique.

1. Question de Véronique PHILIPPE - Objet : fibre optique à Digulleville

  • Depuis 10 ans la commune espère la fibre optique dans tous les hameaux de la commune...une rencontre avec le conseiller général en 2004..à quand la réalisation, sachant que les fourreaux sont déjà installés ?

Réponse :

Vous avez raison, un grand nombre de fourreaux sont d’ores et déjà en place, grâce à la politique volontariste mise en place par les élus du département, politique matérialisée par le slogan “travaux=fourreaux”. Toutefois, il en manque encore un certain nombre avant de pouvoir parler de complétude. Le déploiement de la fibre optique à domicile est un projet d’une envergure considérable, comparable à ceux de l’électrification ou à la généralisation de l’eau courante, des projets qui se sont étalés sur plusieurs décennies.

Ensuite, il faut savoir que le cadre réglementaire associé aux déploiement de réseaux de fibre optique à domicile (FTTH) n’est pas encore stabilisé. Le régulateur français vient même ces jours-ci de mettre en ligne une consultation des principaux acteurs du secteur afin d’avancer dans son élaboration. Cette absence de cadre réglementaire ne favorise pas les investissements d’opérateurs privés, complémentaires de ceux de la collectivité.

Enfin, quand bien même la collectivité assume sa volonté de généraliser l’accès à Internet par fibre optique, celle-ci n’a pas vocation à supporter financièrement l’intégralité du projet, de même qu’elle n’a pas vocation à distribuer les services supportés par ce réseau en se substituant aux fournisseurs d’accès à Internet. En d’autres termes, une fois le déploiement achevé, il faudra que ces fournisseurs d’accès viennent sur le réseau et l’utilisent pour commercialiser leurs abonnements. Or, à ce jour, ils n’ont monté d’intérêt que pour les zones dites “rentables”, c’est à dire à forte densité de population. Bien entendu, nous ne nous satisferont pas de cette posture, et mettons d’ores et déjà tout en œuvre pour identifier un partenaire privé à même de remplir son rôle aux côtés de la collectivité. Le territoire de la Hague a d’ailleurs été retenu comme un territoire prioritaire. C’est pourquoi, Manche Numérique et la Communauté de communes de la Hague ont convenu la mise en place d’un partenariat.

2. Question de Samuel Epaule

  • Bonjour, Nous vivons à l'époque du numérique, preuve pas cette retransmission, des travaux sont financés pour que la fibre optique arrive dans les foyers (qui ont déjà internet), alors que rien n'est fait pour les personnes habitant pourtant à quelque kilomètre de grande ville mais sans connexion internet. Ne devrions pas faire les travaux pour une égalité des connexions plutôt que d'augmenter le débit d’habitation ayant déjà un débit très élevé. Les connexions satellite et wifi-max étant très chère et avec un fonctionnement très aléatoire.Cordialement. Samuel Epaule

Réponse :

Vous avez raison, les déploiements de fibre optique à domicile (FTTH) sont pour l’instant essentiellement concentrés autour des zones à forte densité de population. Ceci est dû à la position des opérateurs privés -partenaires incontournables des collectivités sur ce type de projet- qui n’ont à ce jour exprimé leur intérêt que pour ces zones. Ceci nous permet néanmoins de pouvoir communiquer des chiffres quasiment uniques au monde pour un territoire comme le nôtre, et de conforter le département de la Manche dans sa position de leader de l’aménagement numérique du territoire.

Nous n’en faisons toutefois pas une fatalité, et mettons d’ores et déjà tout en œuvre pour identifier un partenaire privé à même de remplir son rôle aux côtés de la collectivité dans les déploiements de réseaux FTTH en dehors des zones urbaines.

En attendant, le réseau WiFiMax actuellement en exploitation dans le département de la Manche donne accès à internet à haut débit à plus de 3000 foyers qui, sans lui, n’auraient accès à aucune solution comparable en termes de performance et de prix. Certes, le lancement de ce réseau et ses premiers mois d’exploitation ont été difficiles, mais il prodigue aujourd’hui un service de qualité, avec un débit symétrique allant jusqu’à 4 Mbit/s, pour un prix tout à fait comparable à celui des offres ADSL. Il propose par ailleurs un service de téléphonie sur IP qui permet aux clients de résilier purement et simplement leur abonnement téléphonique, exactement comme s’ils étaient éligibles à l’ADSL.

Mais la vraie, la seule, l’indiscutable égalité devant l’accès à Internet ne pourra être obtenue que par la généralisation de la fibre optique. En effet, à la différence du réseau téléphonique qui n’a pas été conçu pour transporter des données, la fibre optique garantit que tous les foyers raccordés ont accès exactement au même niveau de service, qu’ils soient proches ou éloignés du central de distribution. C’est la raison pour laquelle notre Schéma Directeur d'Aménagement Numérique établit que d’ici dix à quinze ans, toutes les habitations du département devront pouvoir bénéficier de ce support. En toute égalité.

3. Question de BERNARD Didier

  • Bonjour, A quelle date le très haut débit arrivera t'il sur la commune d’Agneaux ? Cette question m'est très souvent posée par mes enfants. Merci pour votre réponse ! Cordialement. BERNARD Didier

Réponse :

Dans la foulée des déploiements de réseaux FTTH à Saint-Lô, Agneaux et Saint-Georges-Montcoq devraient être intégralement fibrées à fin 2013.

4. Question de : Daniele Jore

  • Bonjour Monsieur QUINQUENEL, Qui les particuliers doivent-ils saisir pour demander à passer en zone de dégroupage total ? Maire ? Opérateur ?. Merci de votre réponse.

Réponse :

Le dégroupage de l’intégralité des centraux téléphoniques du département de la manche fait partie de nos objectifs initiaux. À ce jour, 136 centraux sur les 147 que compte le département sont dégroupés. Si vous dépendez d’un de ces centraux, vous n’avez qu’à faire une demande dégroupage au Fournisseur d’Accès Internet (FAI) de votre choix. Pour information, Bouygues Télécom et SFR adressent tous les centraux dégroupés de la Manche, et Free en adresse 36. Dans le cas contraire, nous sommes actuellement en cours de négociation avec notre délégataire pour achever le déploiement des centraux restant à dégrouper.

Pour savoir dans quelle situation vous vous trouvez, vous pouvez tout simplement prendre contact par téléphone avec un FAI (Fournisseur d'accès à Internet) ou consulter un site Internet proposant ces informations, comme par exemple http://www.degrouptest.com ou http://www.ariase.com.

5. Question de chapichapo padabo

  • M. Quinquenel, Investir dans des infrastructures lourdes financièrement (fibre optique), pourquoi pas ? Mais quelle est aujourd'hui l'utilisation (par les habitants comme par les professionnels) du numérique dans la Manche ? Quels sont les réels besoins ? Ne serait-il pas plus raisonnable d'investir pour couvrir en haut-débit (ADSL) l'intégralité de notre territoire et ne pas se satisfaire de la couverture actuelle ? - Chapichapo Padabo

Réponse :

Voici trois bonnes raisons de ne pas investir dans l’ADSL :

  • L’ADSL est une technologie inégalitaire, qui favorise les gens situés à proximité du central téléphonique au détriment de ceux qui en sont le plus éloignés. Investir dans cette technologie comme par exemple en activant les sous répartiteurs téléphoniques ne réduit pas cette inégalité, contrairement à ce que l’on croit souvent, car les calculs montrent indubitablement qu’après activation de ces sous-répartiteurs il reste des lignes éligibles à 512 kbit/s ou même totalement inéligibles.
  • L’ADSL est une technologie qui exploite un réseau privé, celui de France Télécom. Les collectivités, qui gèrent des fonds publics, n’ont pas vocation à investir dans les infrastructures privées.
  • Enfin -et c’est sans doute la meilleure raison- l’ADSL exploite le réseau téléphonique, qui a été conçu il y a plus d’un siècle pour... téléphoner. Pas pour transmettre des données. L’ADSL est en quelque sorte un exemple unique dans l’histoire de l’industrie, puisque c’est une technologie qui permet d’exploiter une infrastructure en sortant de son cahier des charges initial.

L’ADSL permet aujourd’hui à 95% des lignes françaises d’accéder à internet, ce qui est très bien, mais pas suffisant. Et de plus, on sait pertinemment qu’aucun développement significatif de cette technologie n’est à attendre dans les prochaines années. Autrement dit, la situation de l’accès à internet via le réseau téléphonique restera telle qu’elle est aujourd’hui. L’ADSL est une technologie qui a atteint les limites de son développement, alors qu’Internet n’en n’est qu’aux premiers paragraphes de son histoire.

Pour toutes ses raisons, la fibre optique apparaît aujourd’hui comme la seule solution à la fois pérenne et performante en matière d’accès à Internet. Performante, car on ne connaît pas les limites physiques de ce média; à titre d’exemple, on pourrait faire passer tout le trafic Internet mondial dans une seule fibre optique sans problème. Pérenne, car pour avoir commencé à exploiter les réseaux de fibres optiques il y a plus de tente ans, on sait aujourd’hui que ce support ne s’altère pas dans le temps et conserve ses propriétés physiques. Nos petits enfants continueront d’utiliser la fibre que nous sommes en train de poser.

Alors certes, les usages spécifiques de la fibre optique sont encore balbutiants, tout simplement parce qu’en matière d’Internet, les usages sont suscités par de grandes communautés d’utilisateurs, et que les réseaux de fibre optique à l’abonné sont encore rares. On peut toutefois citer la télévision et les applications audiovisuelles au sens large, dont les besoins en bande passante sont importants, et qui se trouvent aujourd’hui bridées par les limites techniques des réseaux d’accès à Internet. Avec de la fibre optique à domicile, la télévision en 3D devient une réalité immédiate, de même que la simultanéité des usages au sein d’un même foyer. La grande fiabilité de ce support permet également d’envisager plusieurs applications comme par exemple la domotique et toutes ses variantes, la medecine, l’enseignement, l’architecture ou encore le télétravail. Vous le voyez, les possibilités sont sans limites, et d’ailleurs nous ne pouvons qu’en imaginer quelques unes.

Pour terminer, je peux vous conseiller de regarder le petit film réalisé par un opérateur australien sur le sujet, malheureusement anglophone, mais néanmoins très intéressant : http://www.youtube.com/watch?v=7tjTDSuv-2I&feature=player_embedded.

6. Question de JP

  • Monsieur..Je suis habitant de Cherbourg..... et j'ai la chance que la fibre passe dans ma rue. J'ai fait un test pour m'assurer que ma ligne est bien éligible à la fibre... L'opérateur SFR est partie prenante dans l'installation de la fibre...et semble avoir l'exclusivité du marché. Je ne partage pas du tout le fonctionnement de SFR ainsi que ses méthodes commerciales. Monsieur ma question..Puis-je avoir l'espoir dans un délai relativement court de bénéficier de la fibre malgré tout avec un autre opérateur tel que FREE ou ORANGE.Merci pour votre réponse. Salutations. Monsieur LOUIN Jean-Pierre

Réponse :

Par nature, le réseau de fibre optique à l’abonné déployé par Manche Numérique est ouvert à tous les opérateurs, c’est un réseau neutre. SFR est certes présent au capital de notre délégataire, mais celui-ci le considère comme un fournisseur d’accès à Internet comme les autres. SFR a acquis les droits de commercialisation sur ce réseau au même titre et au même montant que n’importe quel FAI qui en ferait la demande, c’est un principe intangible de l’action des collectivités en matière de réseaux de télécommunication.

La position de Manche Numérique vis-à-vis de la concurrence entre opérateurs n’a pas changé depuis la création du syndicat mixte : nous considérons que la concurrence est une bonne chose, et nous nous efforçons de la soutenir par tous les moyens possibles. Sur les réseaux de fibre à l’abonné de Cherbourg et de Saint-Lô, SFR est en effet aujourd’hui le seul opérateur présent, mais cette situation n’a pas vocation à durer. Nous sommes en discussion depuis plusieurs mois avec Orange, qui devrait sauter le pas prochainement. Free et Bouygues Télécom sont encore en phase de réflexion concernant les réseaux de fibre optique à l’abonné, mais nous sommes en contact étroit avec eux. Nul doute qu’ils viendront tôt ou tard grossir les rangs des clients de l’infrastructure de réseau du département de la Manche.

Plus généralement, sur le coeur du réseau de fibre optique qui dessert les centraux téléphoniques du département, nous sommes fiers de compter plusieurs clients opérateurs, comme Free et Bouygues Télécom pour ne citer que les plus connus. Comme vous le voyez, l’ouverture à la concurrence n’est pas un vain mot pour Manche Numérique, et la situation dans laquelle vous vous trouvez présentement ne saurait se prolonger outre mesure.

7. Question de ecumedularge - Objet : internet à Lolif

  • Bonjour, Dans le cadre du Chat vidéo avec Gilles Quinquenel, j’aimerai qu’on nous dise, quels sont les projets pour sortir Lolif de son isolement numérique…Nous avons bien une connexion en wifimax via Ozone, mais les relais sont saturés, trop de mondes, nous sommes sans cesse sans connexion internet, et quand nous en avons une, nous sommes souvent dans l’incapacité d’ouvrir une page web… lire ses mails sur Nostra est miraculeux…Il était question de rehausser les relais existants, mais (réponse apportée par Ozone) si on fait cela, il y aura plus de clients éligibles, et sur des relais saturés…Merci de votre attention. Marie-Christine FROGER

Réponse :

Le conseil général de la Manche et le syndicat mixte Manche Numérique ont fait de l’accès à Internet à haut -puis à très haut- débit un sujet prioritaire depuis plus de dix ans. À ce jour, un réseau optique de plus de 1200 kilomètres a été déployé sur notre territoire, permettant de dégrouper 136 centraux téléphoniques sur un total de 148, soit 94 % des lignes. Pour compléter la couverture, le choix s’est porté sur la technologie WiFiMax. Ce panel technologique permet une desserte particulièrement efficace de notre département. Ceci dit, elle n’est pas exhaustive ni parfaite; nous nous employons donc à l’améliorer par des investissements constants.

La réponse de Manche Numérique à la question de l’accès à Internet pour tous dans les zones blanches et grises de l’ADSL repose sur le réseau WiFiMax exploité par l’opérateur Ozone. Ce réseau compte aujourd’hui plus de 220 relais et couvre tout le territoire manchois; il prodigue un service de qualité, avec un débit binaire symétrique allant jusqu’à 4 Mbit/s, et une offre de téléphonie sur IP qui permet aux clients de résilier purement et simplement leur abonnement téléphonique, exactement comme s’ils étaient éligibles à l’ADSL et au dégroupage. À ce jour, plus de 3000 foyers manchois ne s’y sont pas trompés : tout en étant inéligibles à l’ADSL, ils profitent sans compter de l’Internet à haut-débit.

Cependant, comme toute solution hertzienne, le réseau WiFiMax subit les contraintes du relief, contraintes non négligeables dans la région de Lolif. Il reste ainsi quelques foyers, dont le vôtre, situés hors de la zone de couverture. Dans l’attente d’une solution de nouvelle génération, Manche Numérique propose aux personnes dans cette situation le financement de l’installation d’une antenne satellite de connexion à Internet, qui a le mérite de constituer une réponse immédiate. Dans le même temps, des travaux de développement du réseau WiFiMax et de réhausse des antennes sur le château d’eau de Lolif vont être engagés très prochainement.

En ce qui concerne l’avenir, les perspectives sont multiples : tout d’abord, concernant le réseau téléphonique, il faut savoir que la commune de Lolif est desservie par un multiplexeur analogique, que France Télécom s’est engagé à démanteler d’ici à 2013, sans donner plus de précisions. En fonction de la solution qui sera mise en œuvre pour démanteler ce multiplexeur, l’éligibilité des habitants à l’ADSL s’en trouvera plus ou moins améliorée. La solution du NRAZO a également été minutieusement étudiée par le passé, précisément sur le secteur de Lolif : elle n’en reste pas moins inégalitaire et anticoncurrentielle, sans parler de son coût important.

Reste à envisager le déploiement d’une plaque FTTH spécifique, solution qui entre précisément dans les possibilités offertes par le Schéma Directeur d’Aménagement Numérique (SDAN) du département de la Manche, actuellement en cours de finalisation. L’équipe de Manche Numérique est enthousiaste à l’idée de déployer un réseau de fibre optique à domicile dans une commune dont la densité est inférieure à 50 habitants au km². Sans doute conviendrait-il de parler dans les cercles parisiens de zones « moins denses que moins denses ». Toujours est-il que la réalité économique reste un facteur dont il est difficile de se passer, et que si une collectivité a vocation à investir sur son territoire, il lui faut se trouver des partenaires privés apportant un cofinancement, pouvant assurer l'exploitation du réseau (qui est un métier à part entière, et que les collectivités ne sont pas en mesure d'assumer techniquement), et assurant la venue de fournisseurs d'accès compétitifs, dont les services doivent être accessibles tant aux particuliers qu'aux entreprises.

Les zones rurales d’une aussi faible densité n’intéressant pas à ce jour les opérateurs nationaux que sont Orange, Free, SFR ou Bouygues Télécom (même pour des réseaux mis en place par des collectivités), il convient alors de faire appel à des opérateurs ruraux qui y trouvent un intérêt économique. Malheureusement, il n’existe pas encore dans la Manche de tel opérateur capable de proposer ces services. Ozone, en particulier, se consacre exclusivement aux technologies hertziennes. Nous travaillons donc également à faire faciliter la venue d'un nouvel acteur dans le département qui sera en capacité de proposer ses services sur le réseau de fibre optique. Faute de la présence de fournisseurs d'accès, tout investissement public ne serait réalisé qu'en pure perte, sans bénéfice pour les habitants.

En attendant, le Schéma Directeur qui engage la politique d’aménagement numérique du département de la Manche pour les dix prochaines années sera rendu public avant l’été ; sans trahir de secrets, on peut d’ores et déjà dire qu’il pose la question du très haut débit pour tous dans les quinze prochaines années. Les secteurs qui sont les moins bien desservis actuellement feront l’objet d’un examen tout particulier et des solutions de montée en débit ou de déploiement de fibre leur seront proposées, en partenariat avec les communes et les communautés de communes. Ce sera le cas de Lolif, ce travail s’engagera dès la fin de l’année 2011 et se prolongera en 2012.

8. Question de Isabelle Parry

  • Bonjour,un fourreau de fibre optique passe à quelques mètres de ma maison mais je n'ai toujours pas droit au très haut débit. Dans quels délais puis-je espérer être raccordée et avoir une offre? J'habite dans le centre-ville de Cherbourg. Isabelle

Réponse :

La première phase de déploiement couvre 22 000 prises à Cherbourg, mais nous n’allons pas en rester là. La seconde phase est prévue pour 2012. Par ailleurs, l’opérateur SFR annonce vouloir construire son propre réseau d’ici 5 ans sur le reste des habitations de Cherbourg et les communes de Tourlaville et de Querqueville. Manche Numérique complètera ce réseau en déployant la Glacerie et Équeurdreville. À terme, la Communauté Urbaine de Cherbourg sera ainsi totalement couverte en fibre optique à l’abonné. Ceci s’inscrit dans le Schéma Directeur d’Aménagement Numérique qui sera rendu public avant l’été.

9. Question de Sandra Poulain-Stein - Objet : Question à l'attention de Gilles Quinquenel

  • Bonjour Monsieur, Un seul opérateur me propose la fibre optique chez moi à Saint-Lô : il n’y a pas de mise en concurrence entre les fournisseurs d’accès ? D'avance merci de votre réponse. Bien à vous, SP

Réponse :

Par nature, le réseau de fibre optique à l’abonné déployé par Manche Numérique est ouvert à tous les opérateurs, c’est un réseau neutre. SFR est certes présent au capital de notre délégataire, mais celui-ci le considère comme un fournisseur d’accès à Internet comme les autres. SFR a acquis les droits de commercialisation sur ce réseau au même titre et au même montant que n’importe quel FAI (Fournisseur d'accès à Internet) qui en ferait la demande, c’est un principe intangible de l’action des collectivités en matière de réseaux de télécommunication.

La position de Manche Numérique vis-à-vis de la concurrence entre opérateurs n’a pas changé depuis la création du syndicat mixte : nous considérons que la concurrence est une bonne chose, et nous nous efforçons de la soutenir par tous les moyens possibles. Sur les réseaux de fibre à l’abonné de Cherbourg et de Saint-Lô, SFR est en effet aujourd’hui le seul opérateur présent, mais cette situation n’a pas vocation à durer. Nous sommes en discussion depuis plusieurs mois avec Orange, qui devrait sauter le pas prochainement. Free et Bouygues Télécom sont encore en phase de réflexion concernant les réseaux de fibre optique à l’abonné, mais nous sommes en contact étroit avec eux. Nul doute qu’ils viendront tôt ou tard grossir les rangs des clients de l’infrastructure de réseau du département de la Manche.

Plus généralement, sur le cœur du réseau de fibre optique qui dessert les centraux téléphoniques du département, nous sommes fiers de compter plusieurs clients opérateurs, comme Free et Bouygues Télécom pour ne citer que les plus connus. Comme vous le voyez, l’ouverture à la concurrence n’est pas un vain mot pour Manche Numérique, et la situation dans laquelle vous vous trouvez présentement ne saurait se prolonger outre mesure.

10. Question de lucile kergueno

  • Monsieur Quinquenel, Pourriez-vous nous dire ce que va apporter l’arrivée de la fibre optique au quotidien pour les particuliers ? Merci de votre réponse, Cordialement, Lucile (de Coutances)

Réponse :

La fibre optique apparaît aujourd’hui comme la seule solution à la fois pérenne et performante en matière d’accès à Internet. Performante, car on ne connaît pas les limites physiques de ce média; à titre d’exemple, on pourrait faire passer tout le trafic Internet mondial dans une seule fibre optique sans problème. Pérenne, car pour avoir commencé à exploiter les réseaux de fibres optiques il y a plus de tente ans, on sait aujourd’hui que ce support ne s’altère pas dans le temps et conserve ses propriétés physiques. Nos petits enfants continueront d’utiliser la fibre que nous sommes en train de poser.

En premier lieu, la différence que ressentent les clients des réseaux de fibre optique à l’abonné est le débit binaire des informations transmises depuis et vers Internet : 100 Mbit/s aujourd’hui, beaucoup plus demain, et ce quelle que soit la distance qui les sépare du central de distribution : tous les abonnés au droit au même service, dès l’instant que l’on est raccordable la notion d’éligibilité n’existe plus. La navigation est beaucoup plus fluide, les téléchargements instantanés, même les pages web les plus lourdes sont chargées instantanément. Les vidéos en ligne sont affichées sans saccades, même en haute définition.

Dans un autre registre, avec la fibre optique la télévision en 3D devient une réalité immédiate, de même que la simultanéité des usages au sein d’un même foyer. La grande fiabilité de ce support permet également d’envisager plusieurs applications comme par exemple la domotique et toutes ses variantes, ou encore le télétravail. Vous le voyez, les possibilités sont sans limites, et d’ailleurs nous ne pouvons qu’en imaginer quelques unes.

Pour terminer, je peux vous conseiller de regarder le petit film réalisé par un opérateur australien sur le sujet, malheureusement anglophone, mais néanmoins très intéressant : http://www.youtube.com/watch?v=7tjTDSuv-2I&feature=player_embedded.

11. Question de marine thomines

  • Bonjour, J’ai entendu parler de domotique. En quoi cela va changer au quotidien notre façon de vivre et surtout n’est-ce pas un gadget de plus ? Est-ce que ça ne sera pas réservé qu’aux personnes aisées ?

Réponse :

Le terme domotique est une contraction des mots "domus" (maison en latin) et "informatique". La domotique regroupe l'ensemble des technologies permettant l'automatisation des équipements de l'habitat. En combinant et en automatisant des fonctions d’éclairage, de chauffage, de volets roulants, d’alarme… la domotique contribue à simplifier la vie des habitants et apporte un certain niveau de confort et de sécurité.

Les applications de domotique sont d’ores et déjà présentes dans de nombreuses habitations, comme par exemple les commandes de volets roulants, que plus personne ne qualifie de gadget. Dans un autre ordre d’idées, les contrôles de consommation électrique ou de fuel sont des innovations technologiques favorisant le développement durable, dont le bien fondé fait aujourd’hui consensus.

Comme vous le voyez, ces innovations sont destinées à adresser un public le plus large possible, et les premiers prototypes laissent à penser que leur prix restera très contenu, de manière à rester accessibles au plus grand nombre.

12. Question de PARRY Stephane

  • Stéphane de Cherbourg... De quelle manière Manche Numérique peut-elle nous assurer qu’il n’y a aucun risque pour la santé, entre les ondes téléphone mobile, le wifi domestique et public ? Quel que soit l’endroit où je me trouve, je vois sur mon téléphone portable que je capte plusieurs opérateurs différents, plusieurs réseaux wifi et finalement c’est effrayant de voir toutes ces ondes !

Réponse :

Si la question de la nocivité en tant que telle ne peut être tranchée, en revanche les modèles de propagation sont connus depuis près d’un siècle, et ces modèles permettent de répondre à un grand nombre de questions. Tout d’abord, il faut savoir que le rayonnement émis par une antenne dépend directement de la puissance de l’émetteur qui l’alimente. Plus cette puissance est élevée, plus le rayonnement est important. Ensuite, le rayonnement en question décroît naturellement en fonction du carré de la distance à laquelle on se trouve de l’émetteur : on distingue ainsi la zone de « champ proche » et la zone de « champ éloigné ».

À l’heure actuelle, l’ensemble de la communauté scientifique s’accorde à dire que la question du rayonnement électromagnétique en zone de champ éloigné ne se pose pas, pour la simple raison que non seulement le rayonnement en question est très faible, mais de plus nous y sommes exposés depuis l’avènement de la TSF (ce qu’à Radio France on ne peut pas ignorer), soit pratiquement un siècle maintenant. Si cette exposition devait avoir des conséquences sanitaires, elles auraient à coup sûr pu être observées depuis longtemps.

Toute la question de la nocivité des rayonnements électromagnétiques se pose donc lorsque le sujet exposé se trouve dans la zone de champ proche autour d’un émetteur. Les dimensions de cette zone varient comme déjà dit en fonction de la puissance dudit émetteur, mais également en fonction de la fréquence de celui-ci. Une zone de 30 centimètres autour d’un téléphone mobile ou de dix centimètres autour d’un point d’accès Wi-Fi sont généralement admises comme frontières de zone de champ proche. De l’avis de l’ensemble de la communauté scientifique, dès l’instant que l’on se trouve en dehors de ces zones, aucun risque n’est à craindre. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les études continuent : lorsqu’on utilise un téléphone mobile en y collant son oreille, l’ensemble du crâne se trouve en zone de champ proche.

C’est précisément -et uniquement- dans ces conditions de champ proche que les études continuent, afin de déterminer la nocivité des rayonnements ainsi absorbés par l’organisme. À l’heure actuelle, à ma connaissance ces études n’ont toujours pas abouti : des élévations de température ont été mesurées, mais les conséquences potentielles de cette mesure physique n’ont pas été établies.

13. Question de Dav

  • Bonjour, voici ma question pour le clavardage du 15 juin avec Monsieur Quinquenel : Existe-t-il un abonnement social pour l’accès à internet à destination des personnes au chômage et sinon, est-ce que le conseil général ou Manche Numérique a une politique d’aide en la matière ? Cordialement. Dav

Réponse :

Il n’existe pas, à ce jour, de tarif social de l‘abonnement à Internet, ce qui est une position nationale et qui sort du périmètre d’action du département de la Manche. Toutefois, Manche Numérique soutient et anime le réseau des Espaces Publics Numériques (EPN) dont la liste et les coordonnées sont disponibles auprès des services du syndicat mixte.

Les 45 EPN de la Manche proposent l’accès à internet pour un prix très raisonnable, et sont accessibles gratuitement aux demandeurs d’emploi.

14. Question de Jacq L - Objet : west-telecom URGENT

  • Bonjour MONSIEUR, N'ayant pas le haut debit a Montviron,nous avons cru faire le bon choix en choisissant west-telecom,internet et telephonie,notre demande date de decembre,enfin nous sommes connecté depuis le 30 mars, nous commençons a nous mordre les doigt,l'assistance serait elle aussi penible? En ce qui est du télepnone,nous avons essayés de prendre contact pour savoir ou en était le dossier,appels telephone++++,(boite a musique)mails ..aucune réponse. Hier soir(mercredi),nous avons la désagreable surprise de nous retrouver sans tel' nous avons tous les deux une Maman agée(87 et 86 ans) vivant seule , devons rester en contact permanent dans la mesure ou nous sommes les plus proches d'une part ,d'autre part nous faisons de la location saisonniére ,nos coordonnés tel' sont sur sur les sites et documents ,quoi faire? Esperant que votre pouvoir est plus important que le notre ,nous nous en remettons a vous pour nous aider a regulariser la situation. Cordialement J E LEROY

Réponse :

La réponse de Manche Numérique à la question de l’accès à Internet pour tous dans les zones blanches et grises de l’ADSL repose sur le réseau WiFiMax exploité par l’opérateur Ozone. Ce réseau compte aujourd’hui plus de 220 relais et couvre tout le territoire manchois; il prodigue un service de qualité, avec un débit binaire symétrique allant jusqu’à 4 Mbit/s, et une offre de téléphonie sur IP qui permet aux clients de résilier purement et simplement leur abonnement téléphonique, exactement comme s’ils étaient éligibles à l’ADSL et au dégroupage. À ce jour, plus de 3000 foyers manchois ne s’y sont pas trompés : tout en étant inéligibles à l’ADSL, ils profitent sans compter de l’Internet à haut-débit.

L’opérateur Ozone est actuellement le seul à exploiter ce réseau, mais cette situation n’est absolument pas consécutive à une volonté de Manche Numérique, bien au contraire. Vous devez savoir que le réseau WiFiMax est un ROIP, ce qui signifie “Réseau Ouvert d’Initiative Publique”. Tous les fournisseurs d’accès à Internet peuvent l’exploiter pour y proposer leurs abonnements, sans restriction et sans discrimination. Ceci constitue un des principes fondateurs de l’action des collectivités en matière de réseaux de télécommunications. Manche Numérique est actuellement en cours de discussion pour faire venir un second opérateur sur le réseau WiFiMax et ces discussions sont sur le point d’aboutir. Vous aurez donc bientôt la possibilité de choisir votre fournisseur d’accès à Internet.

D’ici-là, les services de Manche Numérique vont faire suivre votre demande au support technique d’Ozone afin d’y apporter une solution.

15. Question de Chloé Delauney

  • Bonjour, J'ai une question pour monsieur Quinquenel pour le clavardage de demain : Mon fils est au collège et il est constamment devant l’ordinateur. Ses connaissances en la matière dépassent largement les miennes. Existe-t-il des organismes de prévention et de renseignement pour m’aider à le protéger des dérives d’internet ? Merci pour votre réponse, Chloé Delauney

Réponse :

En premier lieu, vous pouvez consulter à ce sujet l’animateur de l’Espace Public Numérique le plus proche de votre domicile, il sera de bon conseil.

Sur la prévention elle-même, il faut savoir que depuis 2006, tous les fournisseurs d'accès à internet ont l'obligation de fournir à leurs clients un système de contrôle parental gratuit. Ces systèmes permettent de filtrer les contenus à risque selon l'âge de l'enfant. Cependant il faut savoir que si ces logiciels de sécurité sont de plus en plus performants, interdisant l'accès aux sites d'argent, de pornographie et même de chat, ils ne sont pas efficaces à 100%.

Pour plus d’informations, les pouvoirs publics ont mis en place un portail : https://www.internetsignalement.gouv.fr dans lequel vous trouverez des pages d'information, ainsi que des conseils de spécialistes. Pour compléter cette information, on trouve un dossier très bien fait à l’adresse suivante : La protection des enfants et des adolescents sur Internet et dans les médias. On peut y retrouver notamment ce film très parlant, que vous pouvez largement diffuser autour de vous.

Enfin, une précaution toute simple et qui ne coûte rien consiste à ne lui donner accès qu’à une machine située dans une pièce commune. Le simple fait que l’écran puisse être vu de tous le dissuadera de tenter de naviguer sur des sites web que vous désapprouvez (et qui se repèrent de loin au premier coup d’oeil).

16. Question de Hélène Macé

  • Bonjour, J'ai cru comprendre que la fibre optique est en cours de déploiement sur Saint-lo et Cherbourg. C'est une bonne chose et je suis ravie pour eux, mais la Manche n'est pas réduite à ces 2 villes.Qu'en est-il pour tous les habitants de territoires dits "ruraux" déjà fort dépourvus en téléphonie mobile de qualité et en haut débit "classique" ? Cordialement,M. Macé

Réponse :

Le conseil général de la Manche et le syndicat mixte Manche Numérique ont fait de l’accès à Internet à haut -puis à très haut- débit un sujet prioritaire depuis plus de dix ans. À ce jour, un réseau optique de plus de 1200 kilomètres a été déployé sur notre territoire, permettant de dégrouper 136 centraux téléphoniques sur un total de 148, soit 94 % des lignes. Pour compléter la couverture, le choix s’est porté sur la technologie WiFiMax. Ce panel technologique permet une desserte particulièrement efficace de notre département. Ceci dit, elle n’est pas exhaustive ni parfaite; nous nous employons donc à l’améliorer par des investissements constants.

La réponse de Manche Numérique à la question de l’accès à Internet pour tous dans les zones blanches et grises de l’ADSL repose sur le réseau WiFiMax exploité par l’opérateur Ozone. Ce réseau compte aujourd’hui plus de 220 relais et couvre tout le territoire manchois; il prodigue un service de qualité, avec un débit binaire symétrique allant jusqu’à 4 Mbit/s, et une offre de téléphonie sur IP qui permet aux clients de résilier purement et simplement leur abonnement téléphonique, exactement comme s’ils étaient éligibles à l’ADSL et au dégroupage. À ce jour, plus de 3000 foyers manchois ne s’y sont pas trompés : tout en étant inéligibles à l’ADSL, ils profitent sans compter de l’Internet à haut-débit.

En ce qui concerne l’avenir, les habitants des territoires ruraux auront droit eux aussi à un réseau de fibre optique à l’abonné, car il n’a jamais été question de différentier l’accès à Internet des villes et celui des champs. La seule raison qui justifie le déploiement d’un réseau spécifique pour adresser les zones blanches de l’ADSL est que le réseau de téléphonie servant de support à la technologie ADSL appartient à un opérateur privé. Pour ce qui est des réseaux de fibre optique, cette distinction n’a pas lieu d’être, puisque par décision de l’Autorité de Régulations des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) ces réseaux sont tous mutualisables, c’est à dire neutres, et ouverts sans discrimination à tous les opérateurs.

Dès l’achèvement de ce déploiement de -très- grande envergure, tel que spécifié dans le Schéma Directeur d’Aménagement Numérique qui sera rendu public avant l’été, tous les manchois seront logés à la même enseigne et profiteront d’un accès à internet équivalent, à très haut débit. Dans cette attente, nous préparons une évolution majeure du réseau WiFiMax existant, afin de proposer une significative augmentation de débit à ses clients. Des tests sont d’ores et déjà en cours, et le déploiement devrait intervenir dans le courant de l’année prochaine.

Pour ce qui est de la téléphonie mobile, les choses sont complètement différentes : en France, les opérateurs acquièrent le droit d’utiliser le spectre électromagnétique à des fins commerciales via une licence, qui leur donne donc des droits mais également des devoirs, dont celui de couvrir le territoire. Ces obligations sont variables en fonction du type de licence et sont contrôlées par l’organisme de régulation mentionné ci-dessus.

Ce contrôle, qui suit un protocole très strict, a donné lieu à deux plans de résorption des zones blanches. Le premier de ces plans a permis au département de la Manche de bénéficier de trois relais de complément, aujourd’hui opérationnels. Le deuxième plan -qui date de 2009- liste 384 communes françaises, dont aucune ne se trouve sur le territoire du département. À ce jour, donc, il n’existe plus de zone ne satisfaisant pas les obligations de couverture des opérateurs dans le département de la Manche. Ça semble difficile à croire, mais c’est pourtant vrai. Nous nous sommes même chargés de le vérifier nous-mêmes.

Nous n’en sommes pas satisfaits pour autant, et préparons un projet législatif permettant aux collectivités de prendre la main sur le déploiement des réseaux de téléphonie mobile sur leur territoire, à travers un Schéma Départemental d’Aménagement des Points Hauts. En ce qui concerne la Manche, les études sont déjà faites et elles ont montré qu’un déploiement rationnel permettrait de réduire considérablement le nombre d’antennes relais tout en améliorant la couverture. Ce projet est actuellement en cours de finalisation et sera porté devant la Parlement prochainement.

17. Question de Philippe LHULLIER

  • Bonjour. Beaucoup d'habitants de la commune de Feugères (50190) et d'autres petites communes du département, se plaignent qu'il n'ont pas beaucoup de débit chez eux. Notre commune a la chance d'avoir encore une "SuperEpicerie" (tabac, journaux, dépôt de pain, dépôt de boucherie-charcuterie), Relais-Poste, l'école (RPI) en plus de ces équipement vitaux pour une petite commune, les personnes qui souhaitent venir s’installer à Feugères se renseignent pour connaître le débit que nous avons sur Feugères et nous n'avons pas le "top" pour les accueillir, ils ne pourront avoir que le "bas du haut débit" c'est à dire 512 Ko pour certains et 1 Mo pour d'autres. Sur la carte de couverture ADSL les zones à 512 Ko ne sont pas considérée comme "blanche" donc on peut dire qu'il y a peu de zones "blanche" dans le département. Il est vrai que lorsque l'on entends parler de fibre optique avec un débit pouvant aller jusqu'au Gigabit/s nous ne "jouons" pas dans la "même cour"..... pensez que tout le monde n'habite pas dans les villes où est déployé la fibre optique .... Avec un débit à 512 Ko ce n'est même pas la peine de parler de "Haut débit", ni de "Très Haut Débit"....mais là nous parlons du "bas du haut débit". Comment faire du télé-travail ? comment accéder à des serveurs à distance pour travailler ? ou télécharger ? (légalement bien sûr ), comment lire des vidéos et nous ne parlons pas d'avoir la télévision (qui demande minimum 20 Mo, on en est loin !!!!!). Je sais que vous allez me dire qu'il existe le satellite mais c'est encore un coût supplémentaire pour les foyers.Je me permets de vous interpeller afin que vous puissiez regarder si une solution n'est pas envisageable afin que nos administrés puissent avoir le "minimum vitale numérique" pour surfer, lire des vidéos, écouter de la musique et pourquoi pas un jour avoir la télévision par internet....Nous sommes au 21e siècle, les habitants de Feugères ne veulent pas se sentir dépassés par la technologie internet et ils en ont besoin dans leur quotidien, c'est pourquoi je compte sur vous pour nous sortir de ce "bas du haut débit". Dans l'attente d'une réponse Bien cordialement, Philippe LHULLIER (Conseiller municipal de Feugères)

Réponse :

Le conseil général de la Manche et le syndicat mixte Manche Numérique ont fait de l’accès à Internet à haut -puis à très haut- débit un sujet prioritaire depuis plus de dix ans. À ce jour, un réseau optique de plus de 1200 kilomètres a été déployé sur notre territoire, permettant de dégrouper 136 centraux téléphoniques sur un total de 148, soit 94 % des lignes. Pour compléter la couverture, le choix s’est porté sur la technologie WiFiMax. Ce panel technologique permet une desserte particulièrement efficace de notre département. Ceci dit, elle n’est pas exhaustive ni parfaite; nous nous employons donc à l’améliorer par des investissements constants.

La réponse de Manche Numérique à la question de l’accès à Internet pour tous dans les zones blanches et grises de l’ADSL repose sur le réseau WiFiMax exploité par l’opérateur Ozone. Ce réseau compte aujourd’hui plus de 220 relais et couvre tout le territoire manchois -y compris Feugères; il prodigue un service de qualité, avec un débit binaire symétrique allant jusqu’à 4 Mbit/s, et une offre de téléphonie sur IP qui permet aux clients de résilier purement et simplement leur abonnement téléphonique, exactement comme s’ils étaient éligibles à l’ADSL et au dégroupage. À ce jour, plus de 3000 foyers manchois ne s’y sont pas trompés : tout en étant inéligibles à l’ADSL, ils profitent sans compter de l’Internet à haut-débit.

En ce qui concerne l’avenir, les habitants des territoires ruraux auront droit eux aussi à un réseau de fibre optique à l’abonné, car il n’a jamais été question de différentier l’accès à Internet des villes et celui des champs. La seule raison qui justifie le déploiement d’un réseau spécifique pour adresser les zones blanches de l’ADSL est que le réseau de téléphonie servant de support à la technologie ADSL appartient à un opérateur privé. Pour ce qui est des réseaux de fibre optique, cette distinction n’a pas lieu d’être, puisque par décision de l’Autorité de Régulations des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) ces réseaux sont tous mutualisables, c’est à dire neutres, et ouverts sans discrimination à tous les opérateurs.

Dès l’achèvement de ce déploiement de -très- grande envergure, tel que spécifié dans le Schéma Directeur d’Aménagement Numérique qui sera rendu public avant l’été, tous les manchois seront logés à la même enseigne et profiteront d’un accès à internet équivalent, à très haut débit, même à Feugères. Dans cette attente, nous préparons une évolution majeure du réseau WiFiMax existant, afin de proposer une significative augmentation de débit à ses clients. Des tests sont d’ores et déjà en cours, et le déploiement devrait intervenir dans le courant de l’année prochaine.

18. Question de Mickaël Pincheau

  • Bonjour, Plusieurs zones blanches ont été repérées et identifiées pour la téléphonie mobile dans la Manche, pourtant elles continuent d’exister. Quels sont les moyens mis en œuvre par Manche Numérique pour y remédier ? Mickaël Pincheau

Réponse :

En France, les opérateurs désirant proposer des services de téléphonie mobile acquièrent le droit d’utiliser le spectre électromagnétique à des fin commerciales via une licence, qui leur donne donc des droits mais également des devoirs, dont celui de couvrir le territoire. Ces obligations sont variables en fonction du type de licence et sont contrôlées par l’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP).

Ce contrôle, qui suit un protocole très strict, a donné lieu à deux plans de résorption des zones blanches. Le premier de ces plans a permis au département de la Manche de bénéficier de trois relais de complément, aujourd’hui opérationnels. Le deuxième plan -qui date de 2009- liste 384 communes françaises, dont aucune ne se trouve sur le territoire du département. À ce jour, donc, il n’existe plus de zone ne satisfaisant pas les obligations de couverture des opérateurs dans le département de la Manche. Ça semble difficile à croire, mais c’est pourtant vrai. Nous nous sommes même chargés de le vérifier nous-mêmes.

Nous n’en sommes pas satisfaits pour autant, et préparons un projet législatif permettant aux collectivités de prendre la main sur le déploiement des réseaux de téléphonie mobile sur leur territoire, à travers un Schéma Départemental d’Aménagement des Points Hauts. En ce qui concerne la Manche, les études sont déjà faites et elles ont montré qu’un déploiement rationnel permettrait de réduire considérablement le nombre d’antennes relais tout en améliorant la couverture. Ce projet est actuellement en cours de finalisation et sera porté devant la Parlement prochainement.

19. Question de S COLLIN

  • Bonjour, j'aurais une question à poser à Mr Quinquenel. Donc j'habite un petit village proche de la baie du Mont Saint Michel, j'ai internet bas débit et j'aimerais savoir si un jour nous pourrons bénéficier du haut débit comme tout autre grande ville. Car aujourd'hui je peux bénéficier du haut débit on me propose des offres mais à hors de prix. La manche se vante qu'elle couvre presque toute la manche en haut débit, mais pas toutes les petites communes.merci par avance. Cordialement. S COLLIN

Réponse :

Le conseil général de la Manche et le syndicat mixte Manche Numérique ont fait de l’accès à Internet à haut -puis à très haut- débit un sujet prioritaire depuis plus de dix ans. À ce jour, un réseau optique de plus de 1200 kilomètres a été déployé sur notre territoire, permettant de dégrouper 136 centraux téléphoniques sur un total de 148, soit 94 % des lignes. Pour compléter la couverture, le choix s’est porté sur la technologie WiFiMax. Ce panel technologique permet une desserte particulièrement efficace de notre département. Ceci dit, elle n’est pas exhaustive ni parfaite; nous nous employons donc à l’améliorer par des investissements constants.

La réponse de Manche Numérique à la question de l’accès à Internet pour tous dans les zones blanches et grises de l’ADSL repose sur le réseau WiFiMax exploité par l’opérateur Ozone. Ce réseau compte aujourd’hui plus de 220 relais et couvre tout le territoire manchois; il prodigue un service de qualité, avec un débit binaire symétrique allant jusqu’à 4 Mbit/s, et une offre de téléphonie sur IP qui permet aux clients de résilier purement et simplement leur abonnement téléphonique, exactement comme s’ils étaient éligibles à l’ADSL et au dégroupage. À ce jour, plus de 3000 foyers manchois ne s’y sont pas trompés : tout en étant inéligibles à l’ADSL, ils profitent sans compter de l’Internet à haut-débit.

En ce qui concerne l’avenir, les habitants des territoires ruraux auront droit eux aussi à un réseau de fibre optique à l’abonné, car il n’a jamais été question de différentier l’accès à Internet des villes et celui des champs. La seule raison qui justifie le déploiement d’un réseau spécifique pour adresser les zones blanches de l’ADSL est que le réseau de téléphonie servant de support à la technologie ADSL appartient à un opérateur privé. Pour ce qui est des réseaux de fibre optique, cette distinction n’a pas lieu d’être, puisque par décision de l’Autorité de Régulations des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) ces réseaux sont tous mutualisables, c’est à dire neutres, et ouverts sans discrimination à tous les opérateurs.

Dès l’achèvement de ce déploiement de -très- grande envergure, tel que spécifié dans le Schéma Directeur d’Aménagement Numérique qui sera rendu public avant l’été, tous les manchois seront logés à la même enseigne et profiteront d’un accès à internet équivalent, à très haut débit. Dans cette attente, nous préparons une évolution majeure du réseau WiFiMax existant, afin de proposer une significative augmentation de débit à ses clients. Des tests sont d’ores et déjà en cours, et le déploiement devrait intervenir dans le courant de l’année prochaine.

20. Question de LEFEVRE Emmanuel

  • Est-il prévu le déploiement de l'ADSL sur des sous-répartiteurs, afin de couvrir avec cette technologie certaines zones blanches ? En effet, les technologies par ondes (wifi et wimax) ont la réputation de manquer de fiabilité et les conséquences sur la santé sont incertaines.

Réponse :

Les services du syndicat mixte Manche Numérique ont examiné de près la possibilité d’activation des sous-répartiteurs téléphoniques, en réalisant l’exercice de modélisation technique et financière dans ses moindres détails sur la Communauté de Communes de Sourdeval. L’un des principaux défauts de la technologie ADSL est d’être inégalitaire : ceux qui sont situés au plus près des centraux téléphoniques sont les mieux desservis, au détriment de ceux qui sont plus éloignés. C’est ainsi pour les centraux téléphoniques, il en est de même pour les sous-répartiteurs. En activant ces sous-répartiteurs, on repousse l’inégalité, mais on ne l’élimine pas. En réalisant l’étude sur la Communauté de Communes de Sourdeval, nous avons constaté qu’un nombre non négligeable de lignes restent éligibles à 512 kbit/s seulement, sans compter celles –car il y en a- qui restent totalement inéligibles.

Nous avons soumis cette étude aux élus locaux, qui ont considéré –et nous partageons ce point de vue- que l’investissement public dans une solution technique à ce point inégalitaire n’était pas forcément pertinent. Mieux vaut investir directement dans un projet de fibre optique à l’abonné (FTTH), qui présente à la fois l’avantage d’être plus performant et totalement égalitaire. Par ailleurs, le cadre réglementaire autour de cette solution n’est pas totalement figé. Nous la conservons néanmoins dans notre portefeuille de projets, elle pourra être applicable au cas par cas.

Concernant la nocivité potentielle des rayonnements du réseau WiFiMax, je ne nourris absolument aucune inquiétude. En effet, les seuls questions encore posées à ce jour à ce sujet concernent les rayonnement dit “en champ proche”, c’est à dire lorsqu’on se trouve à moins de 30 cm d’un téléphone portable ou à moins de 10 cm d’une antenne Wi-Fi. En dehors de ces périmètres, on se trouve en zone de champ éloigné, et les rayonnements auxquels ont est soumis sont exactement les mêmes que ceux provenant des émetteurs de radio ou de télévision, dans lesquels nous évoluons depuis maintenant plusieurs décennies. Comme vous le voyez, il n’y a aucune raison d’être inquiet de ce point de vue.

Concernant enfin la réputation du réseau WiFiMax, Manche Numérique ne la conteste pas, mais affirme qu’elle est –largement- usurpée. Plus de 3000 clients à ce jour profitent sans compter de l’accès à Internet de qualité et de la téléphonie prodigués par le réseau WiFiMax. Mieux : Manche Numérique mène actuellement une expérimentation de WiFiMax MIMO qui a déjà permis de tester des transmissions numériques à plus de 30 Mbit/s. La solution WiFiMax est donc, de notre point de vue, la mieux adaptée à la résorption des zones blanche de l’ADSL, aujourd’hui et même demain.

21. Question de Jérémie GUIHARD

Bonjour, Je souhaitais connaître la politique du département concernant l'ouverture des données publiques non sensibles (open data) et leur réutilisation notamment par des entreprises privées. Il me semble que la ville de Rennes est relativement en avance dans ce domaine. Cordialement, Jérémie GUIHARD

Réponse :

Effectivement, en Europe ou ailleurs (Etats-Unis, Australie, etc.), les collectivités locales s’engagent dans la « libération » de leurs données publiques. Concrètement, il s’agit de mettre à disposition de la société civile et des entreprises les données numériques que collectivités et institutions d’un territoire produisent dans leurs activités quotidiennes (à savoir : informations géographiques, statistiques et budgétaires, localisation de services, études, etc. à l’exclusion des données sensibles telles que les données nominatives, les données à caractère privé et les données relevant de la sécurité des territoires) afin d’en permettre la réutilisation, dans le but d’améliorer les services aux habitants ou en inventer de nouveaux, faire émerger de nouvelles connaissances, enrichir le débat public, favoriser le développement économique d'un territoire…

Dans le cadre de son rôle de mutualisation, Manche Numérique étudie actuellement les possibilités de mise en oeuvre d'un projet de libération des données publiques sur le territoire de la Manche, en collaboration avec l’ensemble des collectivités.