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La nouvelle carte de couverture mobile de l’Arcep

Le 18 septembre dernier, l'ARCEP a publié de nouvelles cartes de couverture mobile à quatre niveaux d'évaluation, testées en Nouvelle-Aquitaine au premier semestre et désormais disponibles pour toute la France métropolitaine.

Le Président de l'ARCEP avait lancé le chantier de l'amélioration des cartes de couverture, concrétisant par là-même le principe de régulation par la data. L'expérimentation réalisée sur la région nouvelle Aquitaine depuis le printemps 2017 a donc été étendue à l'ensemble du territoire métropolitain pour les services voix/sms, en attendant la généralisation à l'outre-mer (juillet 2018) et au service de données mobiles (courant 2018). Chaque usager peut désormais comparer, en complément des observatoires et classements établis à l'échelle nationale, les performances déclarées par chaque opérateur mobile avec son "ressenti utilisateur", afin de choisir celui qui répondra le mieux à ses besoins personnels.

Les cartes enrichies, fournies en données géographiques et en format ouvert, permettent de dépasser la seule approche binaire (couvert / non couvert) en distinguant 4 niveaux de couverture. Très loin des messages d'auto-satisfaction véhiculés par les services marketing des opérateurs à grand renfort de campagnes d'affichage ou de spots publicitaires, seulement 60% du territoire national bénéficie d'une couverture qualifiée de "bonne" ou "très bonne." Ces cartes restent cependant imparfaites, car basées sur les simulations informatiques fournies par les opérateurs, en attendant une convergence des protocoles de modélisation.

 

Le recours au "crowdsourcing" (pour compléter ces données à l'aide des relevés effectués directement par les usagers) ne sera mis en place par l'ARCEP qu'en cas d'absence d'initiative portée par la société civile. Le régulateur poursuit parallèlement le contrôle de ces simulations par des mesures sur le terrain.

 

Cette volonté de mieux informer les consommateurs a donc vocation à stimuler la concurrence, relancer l'investissement et réduire ainsi le retard français en matière de couverture du territoire par les réseaux 4G (24ème position au niveau européen...), au moment où le pouvoir exécutif national semble vouloir s'appuyer sur les réseaux mobiles pour accélérer l'accès généralisé au très haut débit. On parle bien ici de réduire le retard, et non pas de le combler. Car sans ouvrir le chantier du renouvellement des licences de téléphonie mobile, il y a peu d'espoir de résoudre définitivement les problèmes de couverture des territoires ruraux.